Ça casse pas trois pattes à un canard

Le blog qui casse pas trois pattes à un canard.

Une chose que je voudrais te dire

Par Quackmore, le 30 Juin 2009    quatre commentaires    

J’aurais dû me douter dès le départ que tu allais m’énerver. Mais comme il faisait beau, comme nous nous promenions, je me suis dit que c’était encore moi, que je me faisais des idées, et qu’il fallait que je cesse de me focaliser sur ce genre de détails.

Toutefois j’ai bien vu que tu ricanais un peu. Mais je me suis dit qu’il y avait sûrement une raison. Que ça ne pouvait pas être que bêtement.

Et pourtant, quand nous sommes passés devant toi, j’ai entendu distinctement – parce que tu as haussé la voix, coquine, car tu es une rebelle – « j’ai envie de faire caca ». Alors j’ai su que tu ne cassais réellement pas trois pattes à un canard. Maintenant je sais que j’aurais dû te proposer du PQ. Tu comptais sur mon silence, quelle erreur j’ai fait là. Esprit d’escalier.

Sur le coup, j’ai choisi de t’ignorer, mais qu’est-ce que je regrette. Il faut vraiment que je te dise : si tu veux choquer, ne t’adresse pas à des jeunes. Ah, évidemment, le problème des vieux, c’est que tu risques de t’attirer des réflexions, et peut-être même une discussion houleuse, mais que veux-tu ? Et puis comme tu es une rebelle, tu sauras bien y faire face.

Il y a une deuxième chose que je voudrais te dire : si tu veux choquer, il faut jouer sur le décalage entre ton apparence et tes paroles. Comme tu avais l’air d’une morue, finalement, ça a paru normal que tu dises très fort que tu voulais faire caca. Cependant je me permets d’attirer ton attention sur la chose suivante : choquer ses petits camarades, ça peut être pas mal, parce que ça te distingue auprès d’eux, ça t’assure une certaine convoitise, néanmoins il me paraît préférable d’éviter toute réflexion scatologique. Cela pourrait en effet casser ton image glamour, ce que tu ne veux certainement pas : il est dommage de perdre un temps fou à se peinturer la gueule à la truelle pour que finalement ce connard d’Hugo se fasse Cindy, non ? Ainsi, je te propose plutôt la phrase suivante pour la fois prochaine : « je suce pour deux euros ». Ah, évidemment, le risque, c’est que la personne devant qui tu le diras te file deux euros. Mais après tout, sans vouloir t’influencer, ce serait toujours deux euros de gagnés, non ? Surtout qu’on sait bien que devenir la fille qui suce dans les toilettes, c’est s’attirer la sympathie des garçons.

Et puis il y a une dernière chose que tu ne sais pas : la prochaine fois tu regarderas plus attentivement aux alentours avant de plonger la main entre tes deux fesses, d’un geste pas classe, parce que ta culotte te rentre dans le cul. J’ai tout vu.

My Life Is Average

Par Popop, le 20 Mai 2009    deux commentaires    

http://new.mylifeisaverage.com

De l'émotion

Par Quackmore, le 21 Février 2009    un commentaire    

J'ai été voir L'Etrange Histoire de Benjamin Button mercredi. C'est pas mal, mais ça casse pas trois pattes à un canard. Enfin, je veux dire, j'espérais quand même que ça allait pas être chiant, quitte à rester le cul sur mon siège deux heures et-demi ; et ça l'était pas, mais c'était pas excellent non plus, voyez. 

 Ca se regarde, pour ça, rien à dire. Mais c'est quand même très américain, "Dieu donne et Dieu reprend" (sisi), le patriotisme pendant la guerre et j'en passe, avec parfois des énormes clichés, qui ont un peu de mal à passer inaperçus - on se demande s'ils essayent vraiment, d'ailleurs. Cela dit, c'est un des seuls films récents dont je me souviens (arrêtez-moi si je me trompe) où il y a presque autant de noirs que de blancs, alors que d'habitude, quand on voit des noirs c'est un film sur les noirs et du coup ya pas de blancs, et inversement, voyez ? C'est parce que c'est un film que la différence, parce que Benjamin Button, il est différent, comme les noirs dans la société blanche. C'est pas lourdingue du tout, comme vous le voyez. Enfin je chipote, parce que ce côté-là passe plutôt pas mal.

Ca chiale beaucoup, aussi. C'est peu gênant si vous êtes quelqu'un de sensible, parce que vous pouvez vous retenir une fois, puis deux, mais à la troisième vous craquez, vous versez une larme, en espérant que votre voisin/toute la salle ne vous ait pas repéré. Ou alors ça peut devenir un film pour serrer, parce que ça montre que vous êtes une personne sensible, en conséquence de quoi la personne en face de vous se méfiera moins, et c'est là que vous allez pouvoir la faire boire et abuser d'elle. Sauf si vous êtes vraiment une personne sensible, mais dans ce cas-là vous n'arriverez jamais à vos fins, que voulez-vous que je vous dise ?

De l'amour, de la passion

Par Quackmore, le 06 Février 2009    Ajouter un commentaire    

Un truc qui, pour moi, ne casse vraiment pas trois pattes à un canard, c'est la poste. Je sais bien que quand j'écris "la poste" comme ça, certains ont des poussées de furoncles à faire pâlir la sorcière du placard à balais, c'est dangereux d'écrire "la poste". Mais chez moi baheu... rien. Je veux dire, c'est fonctionnel, la poste, pour moi. J'ai pas affaire à eux souvent, et quand j'ai affaire à eux je n'ai pas de problèmes. On se fait un peu chier quand on attend que le guichet se libère, mais pas des masses non plus, ils sont agréables mais sans plus, mais pas désagréables non plus hein. Enfin bref, il n'y a pas grand chose à en dire.

Et puis après, j'ai été acheter du lait. Je sais bien que vous êtes déçus. Moi aussi je suis déçue. Si seulement j'avais écrit "je suis allée chercher des clopes et de l'alcool" ça avait une autre gueule, tout de suite. Mais moi je suis comme ça : j'achète du lait. Uniquement du lait. Juste pour le plaisir d'aller acheter du lait. Et de revenir à pied avec six litres sur le dos. Six litres, madame, parce que moi je ne fais pas les choses à moitié, quand j'achète du lait je ne déconne pas. 

 Mais il faut que je vous laisse : ce soir je sors. Tôt. Parce que je rentre tôt aussi. Pour pouvoir travailler demain, car je suis une fille studieuse.

 Avec la vie que je mène en ce moment, je ne me demande pas pourquoi je poste sur ce blog.

Du jaune, du bleu et euh... du blanc, tiens !

Par Popop, le 23 Janvier 2009    Ajouter un commentaire    

Je viens de finir le layout de Ça casse pas trois pattes à un canard, le blog qui casse pas trois pattes à un canard. J'ai choisi des couleurs simples qui rappellent un peu nos amis palmipèdes, mais pas trop non plus, pour pas avoir l'air trop extrêmiste. En prenant un peu de recul, je pense être capable de considérer mon travail de ce soir avec une certaine objectivité. Je peux donc a priori me permettre de dire que je le trouve assez joli, ce layout. Il est pas très recherché, pas super travaillé, manque sans doute un peu de relief, mais il a de jolies couleurs, est clair et fait globalement le boulot qu'on lui demande, ce qui n'est, vous en conviendrez, pas toujours couru d'avance de nos jours. Enfin bref, on peut dire qu'il est fonctionnel, mais qu'il casse pas trois pattes à un canard.

L'hiver

Par Quackmore, le 22 Octobre 2008    Ajouter un commentaire    


J'aime bien l'hiver. Pourtant, on peut dire que l'hiver, ça casse vraiment pas trois pattes à un canard.

D'abord, l'hiver, c'est froid. En hiver, je m'enrhume. Systématiquement. Je regarde le gros abruti assis en face de moi dans le rer, et le gros abruti éternue. Et moi je retiens ma respiration le plus longtemps possible, en espérant que les microbes auront le temps de se disperser. Mais ça rate à tous les coups, et le lendemain c'est moi qui éternue et tout le wagon qui retient sa respiration, sauf évidemment ceux qui sont déjà malades et qui s'en foutent, puisqu'ils ont le nez bouché de toute façon.

Et puis l'hiver, c'est les décorations de Noël. J'ai toujours hâte que ce soit le temps des décorations de Noël parce que ça veut dire que je vais avoir le temps de souffler un peu avant la reprise des cours. Mais en même temps, les décorations de Noël ça veut dire qu'il fait nuit tôt et qu'on se les gèle. Pas que ça me dérange tant que ça, non, parce que j'adore me plaindre. Mais quand même.

D'ailleurs à ce propos, je me faisais la réflexion suivante tout à l'heure, tandis que je rentrais chez moi : on nous rabâche sans cesse qu'il faut faire des économies d'énergie (qui est, rappelons-le, notre avenir, j'avais déjà entendu que la femme est l'avenir de l'homme mais l'énergie ça, je ne m'y fais toujours pas), n'empêche qu'à côté de ça il y a des tas et des tas de boutiques sur l'avenue principale qui sont éclairées pleins phares une bonne partie de la soirée, et personne ne dit rien. Je trouve ça révoltant, madame. Surtout qu'au fond ça ne sert à rien de les éclairer puisqu'on ne peut pas y rentrer. Sauf à coups de pavés mais là je ne suis pas sûre que ça plaise beaucoup.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Comme je ne suis pas méchante, je n'ajouterai rien sur mon collègue qui est parti en vacances sans me répondre et sans réparer la bérézina.

Avant, c'était pas pareil

Par Quackmore, le 23 Septembre 2008    Ajouter un commentaire    

C'est une chose que tu as dite. Trois fois rien. C'est un geste, c'est un rire.

 Avant, c'était pas pareil. Avant, je me rendais pas compte. Quand je te regardais, c'était merveilleux. Maintenant, je ne pose plus mes yeux sur toi parce que ce serait désastreux.

On a dû être heureux à un moment donné. J'imagine que oui, mais enfin à présent je me pose quand même la question, parce que ça me paraît invraisemblable. Ou plutôt non. Dire une chose pareille c'est se projeter dans le futur. Il y a trois secondes, tu étais la chose la plus précieuse au monde. Je me souviens que tu l'étais. Je le sais. Je ne l'accepte plus. A cause d'une chose, d'un geste, d'un rire. A cause de toi, en fait.

Pourtant, il y a trois secondes, et même avant, tu étais profondément toi. Je t'admirais tout le temps, avant. Mes journées ne tournaient qu'autour de toi. Mes pensées n'allaient que vers toi. Tu étais le seul, l'unique. Tu régentais ma vie. Je ne l'ai pas simplement laissé faire : je l'ai voulu, je l'ai provoqué. J'étais malheureuse quand tu n'étais pas là. Ce qui revient à dire que je chialais tout le temps comme une madeleine. Je ne t'aurais pas choisi si tu n'étais pas si absent. Mais j'étais comblée quand tu étais avec moi. La vie n'était qu'une longue suite de béatitudes et de ravissements. Ma vie, c'était toi.

Et puis tu as prononcé ce mot, tu as eu ce geste, ou tu as ri, et cela m'a déplu. Ce qui est peu dire, parce qu'au fond, j'aurais bien voulu être anihilée pour n'en rien voir. Au début je n'en revenais pas. Ce n'était pas toi, ce n'était pas possible. Je comprends désormais. Tout ce que j'ai bâti entre nous ne reposait que sur cet unique petit instant. Sans cela je n'aurais rien entrepris. Je t'ai choisi parce que j'ai choisi de souffrir et d'apprendre. Il me fallait à un moment ou à un autre ouvrir les yeux, et prendre une baffe en constatant qu'en réalité, tu es comme les autres. Tu ne casses pas trois pattes à un canard.

Ils veulent tous aller ailleurs

Par Popop, le 30 Juin 2008    Ajouter un commentaire    

Ils sont pas bien. Il leur est arrivé un truc vraiment chiant, ou ils sont malheureux sans raison réelle, ou ils pensent qu'ils doivent faire repartir leur vie. Ils sont ici, mais ici c'est pas forcément ici ; ça peut être là, là ou là, peu importe. Alors, qu'est ce qu'ils vont faire ? Comment on démarre, comment on oublie, comment on repart ? Évidemment, personne n'a de réponse à ces questions. Ceux qui prétendent en avoir ont souvent un bon filon qui ne demande qu'à être exploité, mais ça reste de l'arnaque.

Du coup, ils veulent tous aller ailleurs. Évidemment, l'ailleurs des uns est bien souvent l'ici des autres et vice-versa, mais ça n'a pas d'importance. Ils veulent quand même aller ailleurs, croyant que ça leur correspondra mieux, que ce sera plus beau, plus motivant. Ils sont vraiment pleins d'espoir quand ils s'en vont.

Sauf qu'ailleurs, ça casse pas trois pattes à un canard.

À propos

Ça casse pas trois pattes à un canard, le blog qui casse pas trois pattes à un canard, est écrit par Quackmore et Popop, qui sont des gens pas spécialement intéressants mais pas complètement insipides non plus. Ils ne sont en moyenne ni vieux, ni jeunes, ni vraiment féminins ni complètement masculins, et font globalement preuve de mesure. Mais enfin bon, ils sont pas totalement maniaques de la mesure non plus, hein.

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